Je suis devenue intelligente pendant les grandes vacances de 2007. Depuis, j'ai réfléchi à un grand nombre de choses.
La plupart des gens vivent sans se poser des questions... ou alors ils ont des théories assez simplistes, bien que tout à fait honorables, du genre :
- on va tous crever, alors autant mourir maintenant (suicidaires)
- la vie est courte, alors profitons de chaque instant (sex, drug & rock'n roll)
- on est jamais à l'abri du danger (paranos)
- la vie est si fragile, elle ne tient qu'à un fil (psychopathes... d'où le rire sadique qui suit généralement)
- préparons aujourd'hui ce qui viendra plus tard (bosseurs)
- seule une chose a un sens... l'amour <3 (euh... 75% de la population?)(comment ai-je pu en oublier autant... c'est dingue non? à croire que je suis égoïste!)
et encore beaucoup d'autres.
Il y a également ceux qui trouvent une solution dans la religion (quelle qu'elle soit) , mais je consacrerai un article à ce sujet plus tard.
Personnellement, j'essaye de me donner une ligne de conduite afin d'être fidèle à moi-même et à mes idées. Je pense être intelligente alors j'aimerais agir en tant que telle.
J'aimerais n'être amie qu'avec des gens que je considère vraiment, ne dire que des choses que je pense, ne pas stresser pour n'importe quoi comme tous les gens qui ont besoin d'être réconfortés, arrêter de me plaindre et de raconter ma vie, et surtout cesser de faire semblant.
Chaque soir, quand je me couche, je me dis que ma vie n'a aucun sens, ce qui est d'ailleurs tout à fait vrai, et que je passe la quasi-totalité de ma journée à vivre la vie d'une personne que tous croient être moi.
Suis-je vraiment cette fille qui parvient à faire rire tout le monde?
Est-ce moi qui me complaît dans mon rôle de sado-mazo psychopathe?
Est-ce aussi moi qui réussi toujours à réconforter les gens?
Suis-je réellement cette fille qui trouve toujours les paroles qui leur redonneront un peu d'espoir alors que je ne crois moi-même plus en rien?
Mon propre comportement m'exaspère... mais j'ai fini par me raisonner.
Après de longues réflexions j'admets aujourd'hui que je suis une humaine, avec les innombrables faiblesses que cela implique. Certes je ne suis pas aussi faible que la plupart des gens qui ne font que subir sans jamais réfléchir... mais j'ai tout de même les besoins caractéristiques de notre espèce... Et oui, même moi j'ai besoin de parler, d'aimer, de m'amuser, de rire surtout (avez-vous déjà essayer de passer plus de 5 jours sans rire? je ne l'aurais jamais cru, mais je suis forcée de constater que c'est extrêmement difficile), de m'afficher, de plaire, de me vanter... j'ai pitié de moi.
Alors que ceux, enfin, celles, qui se prennent pour mes ami(e)s arrêtent de se dire qu'ils le sont! Quelle vanité!